Le fer est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. Il participe au transport de l’oxygène dans le sang et nous donne de l’énergie. Cependant, contrairement à une idée reçue, un excès de fer est tout aussi préjudiciable qu’une carence. Lorsque le corps en accumule de trop, on parle de surcharge, un état qui peut devenir toxique pour nos organes, en particulier pour le foie. Le diagnostic passe souvent par une analyse de sang qui mesure le taux de ferritine, la protéine qui stocke le fer. Si un taux élevé doit impérativement vous amener à consulter un médecin, certaines adaptations de votre alimentation peuvent contribuer à limiter son absorption.
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ToggleComprendre la ferritine, les dangers d’un excès et ses causes
La ferritine est le reflet des réserves de fer de votre corps. Un taux de ferritine élevé dans le sang il indique que vos stocks sont pleins et que le fer s’accumule de manière anormale. Ce supplément n’est pas à prendre à la légère, car il peut rouiller les organes à long terme. Se déposant dans le foie, le cœur ou le pancréas, cet excès peut provoquer une fibrose, une cirrhose ou d’autres pathologies graves. Il est donc essentiel de prendre au sérieux un diagnostic d’hyperferritinémie et de ne pas le considérer comme un simple déséquilibre passager.
La cause la plus fréquente d’une surcharge en fer primitive est une maladie génétique appelée hémochromatose. Cette pathologie entraîne une absorption excessive du fer alimentaire par l’intestin. Dans ce cas, un suivi médical est indispensable et le traitement de référence consiste en des saignées régulières pour éliminer le fer en excès.
Toutefois, un taux de ferritine élevé peut aussi être le signe d’une inflammation dans l’organisme, d’une maladie du foie (stéatose, hépatite) ou d’une consommation excessive d’alcool. Dans tous les cas, seul un médecin pourra poser le bon diagnostic.
Nos astuces alimentaires pour freiner l’absorption du fer
Lorsqu’on a du fer en excès, l’objectif n’est pas de le supprimer, mais de limiter son assimilation par l’organisme. À cet effet, les remèdes de grand-mère pour faire baisser le fer consistent à associer judicieusement les aliments :
- boire du thé ou du café pendant les repas : les tanins contenus dans ces boissons sont de puissants antioxydants pour limiter l’absorption du fer non héminique (celui présent dans les végétaux) ;
- éviter la vitamine C pendant les repas riches en fer : la vitamine C (jus d’orange, agrumes, poivrons) booste considérablement l’assimilation du fer. Il est donc recommandé de la consommer à distance de vos principaux repas ;
- associer les produits laitiers à vos plats : le calcium entre en compétition avec le fer et limite son passage dans le sang.
Les aliments à consommer avec modération

En parallèle, il est logique de réduire la consommation des aliments les plus riches en fer héminique, celui qui est le mieux absorbé par le corps. Limitez donc votre apport en :
- viandes rouges ;
- abats (boudin noir, foie gras…) ;
- crustacés et fruits de mer.
Si cette modification de l’alimentation apporte une précieuse aide, elle ne remplace jamais l’avis et le suivi d’un professionnel de santé pour faire baisser durablement des niveaux de ferritine trop élevés.
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Lucie Bouchard est passionnée par la parentalité et le bien-être des tout-petits. Elle partage avec ses lecteurs des conseils pratiques sur l’éducation des enfants et le lien fort entre nature et développement.




